Atelier de sensibilisation

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4-5 avril 2018

Atelier de sensibilisation sur le rôle des secteurs privés et public dans les systèmes de contrôle SPS. Exemple du secteur d’exportation des fruits et légumes au Cameroun

Le gouvernement du Cameroun, à travers la Task Force Cameroun[1] et en partenariat avec la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du FED (CAON-FED) et le Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (COLEACP), ont organisé les 04 et 05 avril à Yaoundé, un atelier de sensibilisation aux rôles du secteur privé et public dans les systèmes de contrôle SPS dans le secteur d’exportation des fruits et légumes dans le contexte des Pays ACP.

Pour un meilleur système de contrôles Sanitaire et Phytosanitaire (SPS) au Cameroun dans le secteur d’exportation des fruits et légumes

La sécurité sanitaire dans les produits frais (fruits et légumes) est une préoccupation majeure pour les consommateurs, les gouvernements et l’industrie alimentaire et agricole.

Au cours des dernières années, de nombreux pays et entreprises ont révisé les réglementations et les normes qu’ils utilisent pour gérer la sécurité sanitaire. Les réglementations et normes comprennent (i) les normes de produits (limites maximales de résidus de pesticides) et (ii) les normes de processus qui spécifient les pratiques et procédures d’exploitation à utiliser à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement: production, transformation, commerce et transport. Au niveau de l’exploitation, les normes de salubrité des aliments sont souvent appelées «Bonnes Pratiques Agricoles» (BPA).

Selon la loi, les agriculteurs du monde entier doivent se conformer aux réglementations sanitaires et phytosanitaires pour pouvoir vendre leurs produits. Ceux-ci contrôlent le niveau de contaminants (par exemple les pesticides et les microbes) et la santé des plantes (couvrant la présence d’organismes nuisibles de quarantaine). Ces règlements sont appliqués par les autorités gouvernementales.

En plus de la réglementation, les agriculteurs fournissant des marchés de détail ou de transformation haut de gamme et doivent également être certifiés selon des normes privées. Celles-ci font généralement l’objet d’audit et d’une certification par un tiers afin d’évaluer dans quelle mesure les producteurs respectent les critères et pratiques prédéfinis. Etre certifié signifie investir dans l’infrastructure, les procédures d’exploitation, les ressources humaines et les systèmes de gestion. La conformité est coûteuse et le coût de la certification n’est pas toujours récupéré par une augmentation du prix de vente.

Répondre à l’ensemble complexe de règlements et de contrôles en place devient essentiel pour accéder aux marchés. Pour les PME camerounaises, ces exigences peuvent limiter leur accès aux chaînes d’approvisionnement lucratives dans les chaînes de valeur internationales et locales. Pour les gouvernements également, des modèles commerciaux plus complexes, des attentes croissantes des consommateurs et l’application de contrôles SPS rigoureux par les partenaires commerciaux créent un environnement plus difficile. Ils sont confrontés à de nouveaux défis dans leur mandat de superviser et d’exploiter les systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments.

Certains gouvernements des pays ACP considèrent l’élaboration de normes nationales de sécurité sanitaire des aliments comme le moyen de (a) développer leurs secteurs d’exportation et (b) de promouvoir et d’appliquer les bonnes pratiques pour assurer une alimentation saine aux consommateurs locaux.

Les autorités camerounaises ont demandé l’aide du COLEACP pour élaborer une norme nationale GAP. Avant d’opter pour cette voie, il est essentiel que les autorités comprennent clairement le «paysage des normes», les mécanismes de mise en œuvre et d’application, les ressources nécessaires et les implications potentielles pour les producteurs. En particulier, il faut une analyse critique de la viabilité économique de la mise en place d’une norme nationale GAP, tant pour les producteurs que pour les autorités publiques qui vont les mettre en œuvre.

L’objectif de cet atelier sera de sensibiliser les principales parties prenantes camerounaises au rôle du secteur privé et public dans les systèmes de contrôle SPS dans le secteur des produits frais et aux implications de l’introduction d’une norme nationale GAP.

Les résultats attendus à l’issue de l’atelier sont :

  • Les participants connaissent les principes, enjeux et exigences d’un Système National de Contrôle SPS, en référence aux réglementations et normes internationales en vigueur et aux normes privées :
    • Les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes (public, privé et société civile) dans la mise en œuvre d’un système de contrôle SPS sont clairement établis ;
    • Les modalités de mise en place d’un Système Nationale de Contrôle SPS répondant aux exigences des réglementations et normes internationales et tenant compte des exigences des normes privées (Référentiels privés) des marchés sont passées en revue ;
    • Les approches (public et/ou privé) de contrôle de la conformité aux normes et réglementations internationales et aux normes privées sont explicitées ;
  • Les participants conviennent des grandes lignes d’un Plan d’action pour le renforcement du Système National de Contrôle SPS au Cameroun ;
  • Les projets et programmes et les partenaires techniques et stratégiques à même d’intervenir dans le secteur ont une plus grande visibilité des besoins d’appui à la mise en œuvre du Plan d’actions.

Les participants attendus à cette réunion sont:

  • des représentants des autorités compétentes et des organisations professionnelles des filières horticoles au Cameroun ;
  • des représentants des projets et programmes et des partenaires techniques et stratégiques à même de soutenir des activités dans le domaine SPS.

 


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